C’est mon premier alphasyllabaire, et j’utilise encore en guide le Teach yourself.
Cela reste cependant un apprentissage au moins en partie brute force, car la méthode ne peut pas partir d’un existant (comme c’est le cas avec le cyrillique, et un peu le grec) et que la méthode ne propose rien de ludique.
Rien n’empêche cependant, et c’est le but ici, de trouver le ludique.
Introduction
- Un alphasyllabaire est entre un alphabet et un syllabaire. On a des voyelles isolées, on a des consonnes, et pour faire des syllabes, on applique des syllabes réduites sur la monture de la consonne.
- La voyelle qui restranscrit le son “a” français, noté अ ne modifie pas la consonne, ou est invisible d’une certaine manière.
- le devanagari transcrit des langues indiennes, qui font partie du grand groupe des langues indo-européennes. Nous partageons beaucoup de choses, cependant, la bibliothèque des sons est aussi très différentes et a des subtilités qui obligent dès le départ à descendre dans la cave.
- Dans la cave, il faut d’abord s’attaquer à la longueur des voyelles. Pour certaines, on a des voyelles version courtes, qui durent 1 temps, comme le अ = “a”. Il existe cependant un “a long”, noté “ā” en retranscription latine et आ en devanagari. La bonne nouvelle est que les deux voyelles se ressemblent :). Il y a aussi des voyelles qui diphtonguent et qui ont le même type de construction.
- Dans la cave, il faut également malheureusement aborder un peu de phonétique. En français, les syllabes avec les consonnes “n”, “t”, “d” (comme na, ta, da) se prononcent avec la langue allant juste derrière les dents. Elles sont dites “dentales”. Les dentales existent en devanagari. Cependant, d’autres consonnes très proches à nos oreilles existent, dites rétroflexes. En retranscription latine, elles vont être notés avec un point en dessous de la consonne: ṇ ṭ ḍ. Pour le prononcer, la langue doit reculer pour toucher le plateau du palais. Il n’y a pas de ressemblance graphique entre les consonnes dentales et rétroflexes. Ce n’est cependant pas une si mauvaise nouvelle.
- Enfin, une dernière difficulté se présente: le devanagari distingue les consonnes aspirées (les nôtres au fait) des consonnes non aspirées : les consonnes non aspirées qui vont être notés par un h après la consonne. Par exemple, il y a la consonne aspirée “ṭ” notée ट et la consonne non aspirée “ṭh” notée ठ. Il existe des ressemblances graphiques entre ces consonnes aspirées et non aspirées, comme vous pouvez le voir sur l’exemple donné.
Voyelles
- Comme déjà indique en introduction, la première voyelle est अ = “a”. Allongée, elle devient आ = “ā”. Si on lui ajoute une petite houpette qui va vers la gauche, elle devient ओ = “o”. Avec une deuxième houpette औ = “au” (à prononcer ah-ou pour les français). Et mine de rien nous avons déjà 4 voyelles.
- Pour le deuxième groupe de voyelles, nous avons उ = “u” (à prononcer ou pour les français, je n’y peux rien si les français ne prononcent pas bien le u moi :/). Cette lettre a une version allongée ऊ = “ū”. Cette lettre ressemble à une paire de fesses vu de haut, écrasés par la barre horizontale de ligne, et on l’allonge en lui plantant une queue de chat pointant vers le bas.
- Le इ = “i” est tout en longueur mais est loin d’être droit comme un i, il serpente beaucoup (il a une scoliose). En la dessinant, on part maladroitement à gauche et on fait un deux avec une petite boucle. Oui pardon mais je n’arrêtai pas de le dessiner à l’envers fut un temps. Pour la version allongée, le serpent se réveille, se dresse et regarde vers la droite. ई = “ī”
- Le ए = “e” (à prononcer é) ressemble à une paire de jambes juste avant de se casser la gueule car la jambe à gauche s’est empétrée. En lui rajoutant une houpette qui tend encore vers la gauche (clairement, il y a copie sur le o, le karma lui fait se casser la gueule) ऐ = “ai” (à prononcer ah-i)
- Enfin, ऋ = “ri” (le r étant entre le r et le l français : prononciation ici) possède une ressemblance avec le hanzi/kanji de l’eau:水.
Les consonnes, premier lot (celles avec des aspirées et non aspirées)
- ट = “ṭ” et ठ =”ṭh” : Le ṭ est un crochet ouvert qui se referme avec une aspiration.
- La consonne retranscrite par “c” se prononce “tch-eu”. च = “c” et छ = “ch”. La deuxième forme révèle un “ch”at dont la queue fait une boucle. Le “c”at est plus étrange, et tient par magie assis sur un mur à la verticale.
- C’est un h qui n’avait “pas” envie d’être à l’endroit. प = “p” et फ = “ph”. Le h révèle la queue d’un c”h”at qui pointe vers le bas.
- Djibril veut pécho, et pour cela il tient un crochet dans sa main ज =”j” (prononcé dj-) et finit par pécho un serpent (le serpent du i) झ=”jh”.
- Ce qui est important pour cette paire est de se focaliser sur la graphie commune : क = “k” et ख = “kh” ont tous deux un rond accroché à une barre verticale. Très timides, le k s’orne d’une queue de chat tandis que le “kh” se cache derrière un plus petit que lui <.
- त = “t” et थ = “th”. Th est tout simplement 2T, où on fait bien attention à ne pas créer de boucle avec le 2, tandis que malgré sa patte folle, t n’a qu’un seul t.
- ग = “g” et घ= “gh”. g ressemble à la lettre grecque π, dont la jambe à gauche serait repliée. gh surprend d’autant plus car cette jambe prend la forme d’un demi-coeur.
- Le ḍ peut présenter une mauvaise note, mais ḍ assume complètement. Ainsi ड = “ḍ” est un i raté ou raccourcI et ढ= “ḍh” est ni un ṭ ni un ṭh.
- La lettre b semble avoir quelque chose à interdire ब = “b” mais quoi ? Peut-être 2T: भ = “bh” en faisant la boucle interdite sur le 2
- द = “d” est un ट = “ṭ” avec une boucle finale. Et ध = “dh” = 3T pour rappeler sa connexion avec ṭ





